The Man Who Fell To Earth (1976)

En travaillant sur la préparation du film, je me suis dit que finalement, du «Petit Monsieur en Jaune» qui donne son titre au projet, on ne sait rien. On dirait qu’il a été catapulté là, d’on ne sait où. Ça m’a fait penser à ce film magnifique de Nicholas Roeg avec David Bowie, dans ce qui est à mon sens son plus grand rôle, The man who fell to Earth (L’Homme qui venait d’ailleurs), 1976, Photographie: Anthony B. Richmond.
Ce qui m’intéresse c’est surtout la première heure. Le langage filmique si particulier de Nicholas Roeg met en avant la solitude du personnage, avec ce qui semble être des niveaux de conscience différents, visualisés grâce au montage.
En 2,35:1, la photo ne se refuse aucun artifice, tour à tour naturaliste dans la désolation urbaine, et expressionniste dans les visages. La formation de mime de David Bowie, ainsi que son statut de rock star, hors du commun des mortels, soulignent le côté pantin désarticulé fragile, hors de ce monde.


C’est aussi le début de l’époque des plus beaux albums de Bowie, à mon sens. La série de chefs-d’œuvre de 1976 à 1980: Station To Station, Low, « Heroes », Lodger, Scary Monsters (and Super Creeps).